L’’île de Sal, terre de sel et de requins, cœur battant du tourisme capverdien
UNE SEMAINE AU CAP-VERT 4/5. Avec ses plages de sable blanc, son soleil, ses requins citron et ses hôtels en formule tout compris, l’île de Sal est l’un des épicentres du tourisme capverdien. Une destination qui gagne en popularité et qui a permis à nombre de ses enfants émigrés de revenir ces dernières années, raconte “The South China Morning Post”.
“Gardez bien en tête que les requins peuvent vous toucher, mais vous ne pouvez pas toucher les requins”, avertit João, en levant sa main avec son majeur replié pour imiter une amputation. C’est mis en scène avec beaucoup de naturel, à tel point que je crois un instant que l’île lui a vraiment pris ce doigt. Il sort une paire de Crocs blanchies et usées par le sel et le soleil avant d’ajouter : “Et, j’oubliais : il ne faut pas non plus avoir d’ampoules à vif sur vos pieds, ça les excite aussi.”
João s’inscrit dans une discrète tendance au retour qui est visible dans tout le Cap-Vert, un archipel situé au large de l’Afrique de l’Ouest qui était une colonie portugaise jusqu’en 1975. Après des décennies à voir les gens partir, le pays les voit aujourd’hui revenir.
Ce guide pensait rester cinq ans à Lisbonne, mais il a finalement vécu douze ans dans la capitale portugaise. Les travaux de maintenance dans des hôtels du Bairro Alto payaient bien, c’était un emploi stable. Comme des centaines de milliers de Capverdiens avant lui, il avait quitté son île – en l’occurrence celle de Sal – à la suite de ses grands-parents, vers des lieux qui avaient plus à offrir que du sel, du sable et l’océan.
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Le grand quotidien de langue anglaise de Hong Kong est depuis 2016 la propriété d’Alibaba, géant chinois du commerce électronique. Cette acquisition a suscité de fortes craintes que la liberté de ton et la qualité journalistique de ce journal s’érodent, voire disparaissent. Quoi qu’il en soit, le SCMP, resté en situation de monopole sur le marché des quotidiens de langue anglaise dans l’ex-colonie britannique, demeure indispensable à qui veut suivre la Chine. Le quotidien assure un suivi factuel de l’actualité chinoise et hongkongaise très complet. Les pages magazine fournissent parfois de bons reportages sur les pays voisins.
Auparavant, un glissement éditorial notable avait déjà pu être observé sous la houlette de Robert Kuok, homme d’affaires sino-malaisien proche de Pékin devenu actionnaire principal en 1993.
Jadis journal de référence des « China watchers » , le journal s’était graduellement débarrassé, après l’arrivée de Robert Kuok, d’un certain nombre de journalistes, il avait édulcoré ses pages d’opinion et s’était mis à se fonder de plus en plus sur des dépêches d’agence pour traiter des informations ne montrant pas Pékin sous son meilleur jour.
Après l’éviction de Willy Wo-lap Lam, responsable des pages Chine, en 2000, dont les analyses de la politique pékinoise étaient jugées trop indépendantes, ce fut en 2002 le tour du chef de son bureau pékinois, Jasper Becker, d’être licencié.
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