Sifflets, cirés jaunes et balises : nos 10 conseils pour ne pas se faire piéger par les forts coefficients de marée
Aurélie Lagain Publié le mercredi 15 avril 2026 à 16h16 Mis à jour le samedi 15 août 2026 à 10h21
Des coefficients de marée supérieurs à 100 sont attendus du 13 au 16 août. Les coefficients iront jusqu'à 102, la mer se retirera loin et remontera plus haut ensuite sur l'estran. Mais les marées peuvent surprendre, même les habitants du littoral. ICI vous livre 10 conseils pour éviter les pièges.
De forts coefficients de marée sont attendus du 13 au 16 août 2026. Et, comme toujours, le phénomène n'est pas sans risque. Ces grandes marées sont attendues en plein pic touristique sur les côtes. Le nombre de pêcheurs à pied sur l'estran et de promeneurs sur les passages submersibles risque d'être important.
"La principale cause d'isolement par marée demeure la négligence de la part des promeneurs et estivants, mais aussi une méconnaissance de l'environnement maritime. Il suffit de quelques minutes pour se faire surprendre par la marée et les courants et susciter la mobilisation de moyens de secours importants – aériens et nautiques", avertit la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, qui comptabilise 695 personnes isolées par la marée (dont un décès) sur sa zone en 2025. ICI liste 10 conseils pour éviter de se retrouver piégé et profiter à fond du spectacle des grandes marées, dont les coefficients varieront de 90 à 102. Les coefficients les plus importants sont attendus vendredi.
C'est le piège le plus courant : oublier de regarder les horaires de marées , ou se dire que ce sera comme la veille. Les horaires de marées varient de quelques dizaines de minutes d'un jour sur l'autre et ne sont pas les mêmes selon l'endroit. Les horaires de marées sont notamment à retrouver sur le site du service hydrographique et océanographique de la marine, le SHOM .
L'autre piège est de ne se fier qu'aux horaires de marées. Il faut bien prendre en compte sa localisation . Les horaires ne sont pas les mêmes à Dieppe qu'au Havre, à Concarneau qu'à Audierne, à La Rochelle qu'à La Tranche-sur-Mer, à Biarritz qu'à Saint-Jean-de-Luz. Le marnage n'est pas le même non plus. L'un des marnages les plus forts d'Europe se trouve en baie du Mont-Saint-Michel, avec 14 mètres de hauteur de marée de différence entre la marée haute et la marée basse pour un coefficient de 120 (très important), "en raison de l'étroitesse de la Manche et de la présence de nombreuses baies sur le littoral breton" , précise l'Observatoire de l'environnement en Bretagne . À l'inverse, le marnage du côté de La Baule n'est que de six mètres pour une marée de même coefficient.
Le "brassage d'eau de mer est plus important" également, rappelle la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord . Ce n'est pas tout, insiste l'Observatoire, il faut aussi prendre en compte les courants, plus forts au nord qu'au sud. Les vitesses moyennes des courants de marées ne "dépassent généralement pas 40 cm/s au sud, alors qu’elles peuvent atteindre 80 cm/s à 1,30 m/s (2,5 nœuds) au nord.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ici.fr — le contenu appartient à ICI (ex-France Bleu).