Loi AGEC : pourquoi la conformité est devenue un enjeu de compétitivité pour les entreprises
La réglementation environnementale ne cesse de gagner en complexité. Loi AGEC, nouvelles filières de Responsabilité Élargie du Producteur (REP), règlement européen sur l’écoconception, futur règlement sur les emballages (PPWR), restrictions sur les substances chimiques… En quelques années, les industriels ont vu leurs obligations se multiplier. Pour beaucoup d’entre eux, la conformité est désormais devenue un sujet stratégique qui mobilise bien au-delà des seuls services juridiques ou qualité.
En 2026, le véritable défi n’est plus de comprendre les textes de loi, mais de disposer des informations nécessaires pour démontrer la conformité des produits tout au long de leur cycle de vie.
Adoptée en 2020, la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) a profondément modifié les obligations des producteurs. Son objectif est clair : accélérer la transition vers une économie circulaire en renforçant la prévention des déchets, le recyclage, le réemploi et l’écoconception des produits.
Le texte a notamment étendu le principe de Responsabilité Élargie du Producteur à de nouvelles filières telles que les produits et matériaux de construction, les jouets, les produits de bricolage, les emballages professionnels ou encore certains textiles. Les entreprises concernées doivent désormais s’enregistrer auprès de l’ADEME, adhérer à un éco-organisme et financer la gestion de la fin de vie de leurs produits via des écocontributions dont le montant dépend notamment des performances environnementales des produits mis sur le marché.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement européen plus large. Le règlement européen sur l’écoconception et le futur règlement PPWR renforcent encore les exigences relatives à la durabilité, à la réparabilité, à la recyclabilité ou encore à l’intégration de matières recyclées dans les produits.
Au-delà de la conception des produits, les entreprises doivent désormais fournir une information environnementale beaucoup plus complète.
Logo Triman, consignes de tri, fiche des qualités et caractéristiques environnementales, affichage environnemental pour le textile ou encore encadrement des allégations environnementales : la transparence devient progressivement la norme. Ces nouvelles obligations concernent un nombre croissant d’entreprises et imposent de disposer de données fiables sur les matériaux, les substances utilisées, la recyclabilité ou encore l’origine des composants.
Le risque ne se limite pas aux sanctions administratives. Les entreprises s’exposent également à des risques commerciaux, réputationnels et juridiques si elles ne sont pas en mesure de justifier leurs déclarations environnementales.
Pour tec4U-Solutions , c’est précisément ici que se situe le principal enjeu. Toutes les obligations créées par la loi AGEC reposent sur une même condition : disposer d’informations précises sur les matériaux et les substances présents dans les produits. Or ces données sont détenues par les fournisseurs, parfois répartis dans plusieurs pays et sur plusieurs niveaux de la chaîne d’approvisionnement.
La collecte de ces informations constitue aujourd’hui l’un des principaux défis des industriels.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.challenges.fr — le contenu appartient à Challenges.