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Technologie

Actualité : Pourquoi les quatre astronautes de la mission Artemis renoncent-ils à marcher sur la Lune ?

Les Numériques ·
Actualité : Pourquoi les quatre astronautes de la mission Artemis renoncent-ils à marcher sur la Lune ?

Nous avons suivi leur périple autour de la Lune avec ferveur et enthousiasme. Pourtant, à la surprise générale, l'équipage d'Artemis 2 annonce prendre leur distance avec les vols spatiaux. Reid Wiseman et Victor Glover sont devenus astronautes émérites de la NASA en septembre. Jeremy Hansen a quitté son poste à temps plein à l’Agence spatiale canadienne. Et Christina Koch vient à son tour de rejoindre un poste d’ingénieure à la NASA qui mettra fin à son éligibilité aux futurs vols spatiaux.

Une situation étonnante alors que la NASA prépare justement les prochaines étapes de son retour sur la Lune. Pourquoi aucun des quatre ne semble-t-il vouloir aller plus loin, jusqu’à marcher sur notre satellite ?

J’aurais pu marcher sur la Lune, mais je préfère aider quelqu’un d’autre à le faire.

La première hypothèse a rapidement circulé sur les réseaux sociaux : les astronautes auraient-ils reçu une dose de radiations suffisamment importante pour compromettre leur carrière spatiale ?

La question n’est pas absurde. Pendant les dix jours d’Artemis II, l’équipage a quitté la protection offerte par le champ magnétique terrestre. Mais les chiffres disponibles ne suggèrent pas une exposition exceptionnelle. Lors d’Artemis I, les dosimètres d’Orion avaient mesuré entre 27 et 35 millisieverts en un peu plus de 25 jours. Artemis II n’a duré qu’une dizaine de jours.

Victor Glover lui-même vient de démentir cette rumeur sur X. “ Une dose, oui. M’empêcher de voler à nouveau, non. J’aurais pu marcher sur la Lune, mais je préfère aider quelqu’un d’autre à le faire. C’est ma vérité, je ne parle pour personne d’autre ”.

Difficile d’être plus clair : pour le pilote d’Artemis II, les radiations ne sont pas la raison de son retrait.

Glover avait d’ailleurs déjà expliqué sa décision en septembre, avec une franchise inhabituelle. “ Je n’ai pas fait ce choix en prévoyant de retourner dans l’espace. Après ma première mission spatiale, j’étais déjà assez satisfait, je n’ai pas ce besoin viscéral qui serait comblé en retournant dans l’espace” .

Et il précisait : “ Si je voulais aller dans l’espace, je serais resté à la NASA. C’est la référence absolue ”. Son nouveau statut d’astronaute émérite lui permet néanmoins de continuer à conseiller et accompagner les prochaines missions. Pour lui, le métier d’astronaute ne se résume d’ailleurs pas au fait de voler : “ C’est de soutenir nos collègues. Ce n’est pas de voler dans l’espace ”.

Les trois autres membres d’Artemis II prennent eux aussi des chemins différents de celui qui mène vers un nouveau vol. Reid Wiseman, devenu astronaute émérite comme Glover, dit vouloir continuer à servir les futures missions et programmes de la NASA. Jeremy Hansen, lui, insiste sur le fait que son départ de l’Agence spatiale canadienne à temps plein “ ne constitue absolument pas un départ ”. Quant à Christina Koch, elle rejoindra en novembre la direction technique de la NASA et ne sera plus éligible aux missions spatiales.

Inutile de chercher derrière ces départs une mystérieuse conséquence du voyage autour de la Lune.

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