Au campus de rentrée socialiste, Olivier Faure promet « un autre futur »
La primaire sociale-démocrate pour la présidentielle a été lancée lors des journées d’été du Parti socialiste, à Blois (Loir-et-Cher). Les candidats déjà déclarés au scrutin des 10 et 16 octobre, Ségolène Royal , les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’eurodéputé Raphaël Glucksmann , considéré comme le favori, y sont venus rencontrer les adhérents.
Soulignant qu’il s’agit actuellement de la « seule compétition organisée par des formations politiques (PS, Place publique, Gauche républicaine et socialiste) arbitrée par un vote » de militants et sympathisants, le patron du parti à la rose depuis 2018, Olivier Faure , pas encore officiellement en lice, devrait franchir le pas prochainement.
Sous pression alors qu’une partie de ses opposants socialistes a choisi de soutenir Raphaël Glucksmann, il a assuré que cette primaire offrira un « débat sérieux », « sans pugilat », pour « focaliser l’attention sur les propositions portées ». Le Premier secrétaire du PS a rappelé les priorités, déclinées dans le projet socialiste approuvé par ses membres durant l’été, lors d’un discours offensif en clôture du Campus 2026.
La « transformation écologique doit imprégner toute notre action », a martelé d’emblée celui qui tend la main aux Verts pour la présidentielle. Avant d’attaquer « la montée de l’extrême droite » et de la « loi du plus fort », à laquelle il oppose la loi du « plus juste », en défendant l’État social (logement, école, sécurité sociale…).
Estimant le macronisme « terminé », que le « bloc central va s’effondrer » après « dix ans qui ont abîmé le pays », il faut, dit-il, « tout reconstruire, tout réparer, tour réorganiser […] Nous seront au rendez-vous ! », a-t-il ajouté, soulignant qu’un « autre futur est possible ». Et d’appeler à une participation large à la primaire.
Lire aussi : À Blois, la primaire dans toutes les têtes, Raphaël Glucksmann en favori
Raphaël Glucksmann voit dans cette procédure de désignation du candidat social-démocrate « une opportunité de rassembler et de refonder dans la clarté notre espace politique ». Le député de l’Eure, Philippe Brun a plaidé pour que ce ne soit « pas une primaire des éléphants et des revenants, mais qui parle aux ouvriers et aux employés ». Jérôme Guedj, député de l’Essonne, veut « incarner cette gauche républicaine crédible et universaliste », pas « assez audible aujourd’hui » , selon lui.
L’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, a expliqué, elle, avoir été « poussée à candidater par les défis devant nous ». Égrenant « l’explosion du prix de l’énergie », les « menaces sur les retraites », la « santé »… qui suscitent « l’inquiétude des Français », elle estime « pouvoir être utile » ayant déjà « beaucoup travaillé sur tous ces sujets ».
Chez les adhérents du PS, l’attente est forte. Gérard, 72 ans, espère que la primaire « n’accentuera pas des divisions déjà fortes » . Il y en a « assez à gauche comme ça », abonde Caty, 47 ans, qui voudrait que la « primaire se passe bien » pour ensuite « accélérer et rattraper Jean-Luc Mélenchon ».
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.