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Disparition. Édouard Balladur est décédé à 97 ans : la mort d’un serviteur de l’État

Le Progrès ·
Disparition. Édouard Balladur est décédé à 97 ans : la mort d’un serviteur de l’État

Édouard Balladur, Premier ministre de cohabitation sous François Mitterrand et candidat malheureux au premier tour de la présidentielle en 1995 face à son ami de trente ans, Jacques Chirac, qu’il avait trahi, est décédé à 97 ans ce lundi.

Avec la disparition d’ Édouard Balladur , c’est un pan de la Ve République qui disparaît. L'ancien premier ministre est mort ce lundi 31 août, comme l'a annoncé sa famille : il avait 97 ans. « Une messe sera donnée dans la stricte intimité familiale », a ajouté sa famille sans plus de précisions.

Grand commis de l’État qu’il a servi toute sa carrière, il incarne la politique à l’ancienne, avec ce qu’elle a de noble et de suranné. Édouard Balladur avait le CV parfait : diplômé de Sciences po, licencié en droit et énarque. Membre du conseil d’État, il a d’abord été dans l’ombre, celle de Georges Pompidou. Il était secrétaire général de l’Élysée quand l’ancien président de la République est décédé. C’est à ce moment-là qu’il rencontre Jacques Chirac . Les deux hommes sont liés par leur admiration pour Pompidou, dont ils sont les deux fils spirituels.

Édouard Balladur doit son entrée dans la lumière à Jacques Chirac qui le fait entrer en politique à la faveur de la première cohabitation en 1986. Quasiment inconnu du grand public, il devient ministre d’État, de l’Économie et des finances.

Édouard Balladur et Jacques Chirac : leur amitié a été aussi forte que leur détestation. Leurs destins resteront mêlés dans les livres d’histoire. Les deux hommes ont des caractères différents même s’ils sont tous les deux d’extraction bourgeoise. Édouard Balladur ne se dépare pas de son image de catholique pratiquant, un peu austère dans un costume trois-pièces.

Il adore manier l’imparfait du subjonctif quand Jacques Chirac apparaît comme plus proche du peuple, n’hésitant pas à flatter le cul des vaches et à parler comme un charretier à l’occasion.

1986 – 1988 : ministre d’État, de l’Économie, des finances et de la privatisation dans le gouvernement de Jacques Chirac (cohabitation).

1993-1995 : Premier ministre de François Mitterrand (seconde cohabitation).

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