Régine Komokoli, élue LFI à Rennes, victime d’injures racistes et de harcèlement
Régine Komokoli, élue de La France insoumise à Rennes, est victime depuis plusieurs mois de « harcèlement moral » , « injures racistes » et « dégradations » , les dernières en date ayant visé sa voiture, a indiqué ce vendredi 14 août le parquet de Rennes, qui précise qu’une procédure est en cours.
La conseillère municipale de Rennes et conseillère départementale a porté plainte le 11 août pour des « faits de dégradations sur (sa) voiture » dans la nuit du 7 au 8 août, a fait savoir le procureur adjoint de Rennes, Jean-Marie Blin, dans un communiqué. Ces dégradations apparaissent comme « une nouvelle modalité des faits de harcèlement moral aggravé dont elle apparaît victime » , poursuit le procureur adjoint.
En effet, une procédure a été ouverte en avril pour « harcèlement moral » envers l’élue rennaise, rappelle le parquet. Cette procédure réunit « une première procédure visant des faits d’injures racistes sur le réseau social X et une autre procédure sur des dégradations commises chez le voisin de Régine Komokoli » , dont la baie vitrée a été brisée par une pierre qui aurait en réalité visé l’élue insoumise.
« Depuis des mois, je subis insultes racistes, menaces, intimidations et dégradations » , a dénoncé l’élue LFI sur ses réseaux sociaux. « Cette violence atteint directement ma vie et m’empêche progressivement d’exercer normalement mon mandat » , a-t-elle ajouté. « Aujourd’hui, je réduis mes déplacements et mes actions parce que j’ai peur pour mes enfants et pour moi. Et cela est politiquement insupportable », a-t-elle écrit.
Cette attaque à l’encontre de Régine Komokoli n’est pas un cas isolé. Bally Bagayoko , le maire de Saint-Denis, a notamment été ciblé par une vague d’attaques racistes après sa victoire aux élections municipales en mars dernier.
Aminata Pouye, tête de liste de La France insoumise aux élections sénatoriales en Gironde, a également fait l’objet d’une « violente attaque raciste » près de Bordeaux samedi soir, a dénoncé ce lundi 10 août le mouvement dans un communiqué.
La conseillère municipale d’opposition de la mairie de Talence, commune voisine de Bordeaux, affirme avoir été attaquée par quatre hommes en rentrant d’une réunion avec des grands électeurs du département du Sud-Ouest pour le scrutin indirect à la chambre haute le 27 septembre.
« Les quatre hommes ont arrêté leur véhicule à côté d’elle, ont proféré des injures racistes à son encontre tout en lui aspergeant le visage d’un liquide inconnu qui lui a immédiatement provoqué une irritation des yeux » , précise l’équipe de campagne de la liste La Gauche au Sénat, soutenue notamment par LFI, le Parti de Gauche et les Verts populaires. Elle ne présente pas de séquelle, selon un porte-parole du mouvement, qui indique qu’Aminata Pouye a porté plainte.
Le candidat de LFI aux dernières élections municipales à Bordeaux, Nordine Raymond, et deux de ses colistiers, avaient aussi été victimes de racisme pendant la campagne, selon La Gauche au Sénat.
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