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Guerre au Moyen-Orient: Oman annonce le report de la réunion prévue lundi entre l'Iran et des pays du Golfe sur le détroit d'Ormuz

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Guerre au Moyen-Orient: Oman annonce le report de la réunion prévue lundi entre l'Iran et des pays du Golfe sur le détroit d'Ormuz

Une réunion prévue à Oman lundi entre l'Iran et plusieurs pays du Golfe à propos du détroit d'Ormuz a été repoussée. L'agence de presse officielle omanaise ONA évoque le besoin de créer des conditions propices à un dialogue constructif. Oman a annoncé, ce dimanche 13 septembre, le report d'une réunion prévue lundi entre l'Iran et des pays du Golfe sur l'avenir du détroit d'Ormuz , au cœur de la guerre entre Washington et Téhéran qui verrouille depuis des mois cette voie maritime stratégique.

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"Nous restons déterminés à promouvoir un dialogue contribuant à la stabilité et à une coopération durable dans notre région", a affirmé le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, sur X, affirmant que la réunion avait été annulée "afin de favoriser le consensus".

Téhéran avait annoncé cette réunion et dit que des pays du Golfe, sans préciser lesquels, et l'Irak y participeraient. Aucun pays de la région n'avait cependant confirmé sa présence et Bahreïn avait dit qu'il n'enverrait personne.

Donald Trump a lui affirmé dimanche qu'il "se fich[ait]" de la réunion. "C'est leur affaire", a dit le président américain.

Oman et l'Iran sont les deux pays bordant, au sud et au nord, le détroit, par lequel transitaient environ 20% des hydrocarbures mondiaux avant le début du conflit fin février, déclenché par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Dans la foulée, l'Iran a mené des frappes contre les riches monarchies pétrolières alliées de Washington et revendiqué le contrôle du détroit, poussant les États-Unis à imposer en représailles un blocus des ports iraniens.

Un accord en juin entre Washington et Téhéran a volé en éclats, les deux camps butant sur la question d'Ormuz. Et alors que les frappes ont repris récemment après un mois d'accalmie, le pétrole est repassé la semaine dernière au-dessus du seuil symbolique de 100 dollars le baril.

L'Iran et le sultanat d'Oman, qui entretiennent de bonnes relations, discutent depuis plusieurs semaines de la gestion future du détroit, où la navigation était libre avant le déclenchement de la guerre.

L'Iran exige désormais des navires qu'ils obtiennent de sa part une autorisation pour le franchir, invoquant des raisons de sécurité et de souveraineté, et réfléchit à un mécanisme pour imposer des frais de service.

Les navires qui n'ont pas d'autorisation sont régulièrement visés par l'Iran, tandis que les États-Unis bombardent périodiquement le littoral iranien pour contester l'emprise de Téhéran sur le détroit.

Les Houthis , qui avaient annoncé en juillet un blocus maritime contre l'Arabie Saoudite et visé ses pétroliers, ont mis la main la semaine dernière sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, par lequel passe le trafic maritime à destination et en provenance du canal de Suez.

Avec le verrouillage d'Ormuz de l'autre côté de la péninsule arabique, le royaume, premier exportateur mondial de brut, se retrouve pris en étau.

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