Sa « blague » fait un carton : il invente des espadrilles aimantées pour ramasser les boules de pétanque sans se baisser
Symbole de la France et des vacances, les espadrilles savent se réinventer pour ne pas tomber dans le has-been. À Perpignan (Pyrénées-Orientales), le créateur de la marque Payote fourmille d’idées et sait créer le buzz pour faire parler de lui. Après le modèle dédié à la reine Elizabeth II , Olivier Gelly vient de mettre en vente une paire pour les joueurs de pétanque. Elle n’aurait jamais dû voir le jour et pourtant… elle est disponible depuis l’été 2026 en boutique et sur le site internet de l’entreprise.
« J’étais en train de jouer à la pétanque avec mes potes. Pendant la partie, pour rigoler, j’ai lancé qu’une paire avec un aimant serait pratique pour ramasser les boules sans se baisser » , nous raconte Olivier Gelly. Puis, les copains ont surenchéri. « On a ensuite parlé d’une poche pour y mettre le cochonnet. De fil en aiguille, on a parlé d’un mètre pour éviter la triche. »
Le lendemain, le chef d’entreprise a voulu poursuivre la plaisanterie en confectionnant un prototype pour les pétanqueurs. Il a demandé à l’équipe de son atelier de travailler sur l’idée. « C’était sans arrière-pensée. Je voulais faire une blague sur les réseaux sociaux ! » Avec la paire en main, il est parti sur un terrain de pétanque avec ses salariés pour filmer une petite vidéo. Quelques instants après sa publication sur les réseaux sociaux, fin juillet 2025, elle est devenue virale.
« C’était un engouement de dingue ! Nous recevions des appels du monde entier de particuliers qui voulaient acheter le modèle. L’un était même prêt à prendre le prototype ! » , s’amuse Olivier Gelly. Mais la paire de la vidéo n’était pas commercialisable. Sentant le bon coup, il a travaillé sur une version qui pouvait être réellement portée. « J’ai réuni mon équipe. En dix jours, nous avons réfléchi à des espadrilles conformes et qui pouvaient être fabriquées en série. C’était la première fois que nous ajoutions des accessoires à l’un de nos modèles ! » La série limitée s’est écoulée très rapidement.
Le test ayant porté ses fruits, l’équipe d’Olivier Gelly en a produit pour la saison estivale 2026. « En dix jours, nous avons vendu 5 000 paires » , s’étonne encore le patron. En juillet, soit au lancement, « 40 % des clients étaient aux États-Unis, notamment à Miami, Los Angeles ou New York » . Puis, quand les médias français se sont emparés du phénomène, la demande dans l’Hexagone a fortement progressé.
La semelle intérieure est fabriquée exclusivement en jute. La toile est en coton, doublée d’une toile en polyester qui lui donne un effet satiné. La paire, vendue 69,90 €, est fabriquée dans l’atelier de la marque à Perpignan, où travaillent 17 employés.
Grâce à ses espadrilles « pétanque 2.0 », Olivier Gelly a pris conscience que ces chaussures « représentent la France à l’étranger, comme la pétanque » . Les clients s’arrachent ce cadeau, comme un petit bout de l’Hexagone. « Une femme est venue en acheter pour un de ses amis : le président du club de pétanque de Palm Beach » , nous confie le chef d’entreprise ébahi. La paire sera désormais proposée tout au long de l’année, tout comme la nouveauté 2026 : une paire avec un décapsuleur intégré pour les amateurs d’apéros (55 €).
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