Un couple mis en examen dans les Ardennes pour avoir torturé et tué un homme
Un trentenaire et sa compagne ont été mis en examen pour le meurtre, à Charleville-Mézières, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’un homme. Ils sont également accusés d’avoir fait subir à la victime de « très graves violences sexuelles » et des mutilations, a annoncé mardi 1 er septembre 2026 le parquet de Reims. Les faits ont eu lieu sur fond de consommation d’alcool et de stupéfiants.
Les deux mis en cause, respectivement âgés de 37 et 27 ans, ont été mis en examen lundi pour « meurtre » accompagné d’« actes de tortures et de barbarie », écrit François Schneider, procureur de Reims, dans un communiqué. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité et ont été placés en détention provisoire.
L’homme compte 36 condamnations à son casier judiciaire, « essentiellement pour des violences » , et sa compagne une condamnation en 2026 pour violences aggravées. Ils sont mis en cause pour le meurtre d’un homme de 47 ans connu de la police, dont le corps sans vie a été retrouvé jeudi, à son domicile, à Charleville-Mézières.
L’autopsie a mis en évidence « des traumatismes très sévères, sur le visage, au niveau cervical, ayant obstrué ses voies aériennes » , des « fractures des côtes » et « de très graves violences sexuelles » , décrit le procureur, précisant que le sexe de la victime « avait été mutilé » .
« Il n’était manifestement pas mort sur le coup » et une vidéo retrouvée « le montrait d’ailleurs agonisant tandis que son agresseur lui donnait de violents coups de pied au visage » , souligne le procureur.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux mis en cause et une adolescente sans abri de 17 ans ont rejoint la victime chez elle pour y passer la soirée de mercredi à jeudi, où ils ont « consommé de l’alcool de façon massive, mais également de la cocaïne et du “C”, mélange de cocaïne et d’ammoniac » , détaille le procureur.
Selon l’adolescente, qui a été placée en garde à vue puis remise en liberté, la soirée aurait dérapé lorsque la victime « aurait proposé à la compagne du mis en cause d’avoir des relations sexuelles avec elle en échange de produits stupéfiants » .
Cela aurait entraîné, toujours selon ce témoignage, « un déchaînement de violences dépassant l’entendement » de la part des mis en examen, qui ont alors frappé la victime « à coups de pied, de ventilateur, de meubles, tout en filmant la scène », puis l’ont « retourné […] pour lui faire subir des violences sexuelles » .
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