"On m'avait accusé d'être un Don Quichotte": Serge Papin se félicite des effets des taxes sur l'ultra fast fashion (les ventes ont baissé de 30 à 50%)
Sur Sud Radio ce mercredi, le ministre du Commerce et des PME met en avant l'éveil de conscience des Français et le poids des sanctions contre Shein, tant au niveau français qu'européen, qui atteint selon lui un milliard d'euros sur un an. Des effets combinés qui font mal. Entre les sanctions françaises et européennes et les taxes sur les petits colis qui ont vocation à augmenter, les ventes de la fast fashion en France, essentiellement portée par le chinois Shein, sont en forte baisse.
"Entre l'éveil des consciences, les gens s'aperçoivent que ce sont des produits pas satisfaisants et les taxes, et les taxes, on a une baisse de -30 à -50% (de la consommation de ces produits), c'est énorme", explique ce mercredi sur Sud Radio, Serge Papin, ministre du Commerce et des PME.
"On m'avait accusé d'être une espèce de Don Quichotte, en disant c'est David contre Goliath", se félicite le responsable. Il rappelle que les sanctions contre Shein, tant au niveau français qu'européen, ont atteint selon lui un milliard d'euros sur un an.
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Et Serge Papin veut aller plus loin. Il y a d'abord l'instauration d'un malus sur chaque produit de mode ultra-éphémère de type Shein, "qui va aller de 50 centimes à 12 euros" en fonction de plusieurs coefficients "comme la réparabilité". Ce malus financier sur les habits de mode jetable est entré en vigueur ce mardi.
Face à la demande de l'industrie européenne qui veut 10 euros de plus par colis, le ministre se dit d'accord. "On montre l'exemple et l'Europe en prend conscience. Quand on est déterminé, l'Europe nous suit".
Par contre, Serge Papin entend toujours exclure les entreprises de la fast-fashion, notamment françaises, de ces dispositifs. "Je n’ai pas envie de pénaliser des commerçants français, qui ont des magasins physiques, qui ont des vendeurs dans les territoires", souligne-t-il.
En 2025, près de 5,9 milliards de petits colis (dont 93% provenaient de Chine) sont entrés sur le marché européen, soit plus de 180 chaque seconde et quatre fois plus qu'en 2022. En juillet, la Chine a menacé la France de possibles mesures de rétorsion après l'adoption de la loi anti-fast fashion, dénonçant une réglementation "discriminatoire" et contraire aux principes du commerce.
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