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Mobilisation massive en France contre la vie chère suivie de scènes de chaos

France 24 ·
Mobilisation massive en France contre la vie chère suivie de scènes de chaos

Entre 550 000 et 800 000 personnes ont manifesté samedi en France contre la vie chère, selon la police et les organisateurs. Mais la mobilisation a été marquée par des violences, des pillages et des dégradations dans plusieurs villes. L'exécutif dénonce des scènes de chaos, tandis qu’environ 400 interpellations ont été recensées.

Par : FRANCE 24 La journée de manifestation contre la "vie chère" a réuni, samedi 17 octobre, entre 550 000 et 800 000 personne en France selon les chiffres des organisateurs et de la police. Mais elle s'est conclue par des affrontements et des scènes de chaos d'une intensité rare. Des "casseurs" se sont livrés jusque dans la soirée à des pillages et dégradations vivement condamnés par l'exécutif.

Vitrines brisées, pillages et voitures incendiées, sirènes lancinantes et bâtiments officiels attaqués... de nombreuses rues offraient un paysage de désolation à l'issue de cette journée de mobilisation.

"Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos", car il n'y a "aucune place pour la violence dans notre République", a affirmé Emmanuel Macron sur X, en assurant que ceux qui ont "cassé" et "pillé" en marge des manifestations seront "poursuivis et punis".

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi dénoncé sur X "une violence d'une extrême intensité" et apporté "tout" son soutien aux forces de l'ordre. Il présidait samedi soir la cellule interministérielle de crise, mise en place plus tôt dans la journée, pour faire le point sur les violences de la journée, a fait savoir Matignon.

Le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a lui estimé que "ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage, le saccage".

À Paris, malgré l'ambiance brûlante, le cortège principal est parti à l'heure prévue, 14h30, vers la Place de Clichy, ponctué de chants et de slogans repris en coeur. Au milieu du flux de manifestants, une femme distribuait des masques tandis qu'un jeune homme déguisé en schtroumpf bedonnant a remporté un grand succès, se lançant dans une mini "battle d'aura" avec un groupe de jeunes vêtus de noir.

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Une explosion de joie a parcouru la foule lorsqu'une banderole hostile à Emmanuel Macron est apparu à une fenêtre.

Mais l'ambiance festive place de Clichy, à l'issue d'une manifestation dans le calme, a vite contrasté avec les scènes d'affrontements qui se sont poursuivient en début de soirée aux alentours de la place de la République, où les tensions ont débuté dès la mi-journée, avant le départ du défilé.

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