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Sonia Mabrouk sur BFMTV : un transfert clé depuis CNews qui n’a vraiment rien d’anodin

Le HuffPost ·
Sonia Mabrouk sur BFMTV : un transfert clé depuis CNews qui n’a vraiment rien d’anodin

Du canal 14 de la TNT au canal 13, il n’y a pas qu’un petit pas. Six mois après son départ de CNews , la journaliste Sonia Mabrouk vient de le franchir, et présente ce lundi sa toute première émission sur BFMTV . Un transfert en apparence classique, mais qui n’a pourtant rien d’un banal mercato média.

Il y a tout d’abord le timing et les circonstances bien spécifiques du départ de Sonia Mabrouk de la chaîne de l’empire Bolloré : celles de « l’affaire Morandini » . Fin janvier, la direction de CNews annonçait le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne et ce malgré la confirmation de sa condamnation par la justice pour corruption de mineurs. En plateau quelques jours plus tard, Sonia Mabrouk avait dit face caméra avoir « beaucoup de respect pour (s)a direction, pour (s)a hiérarchie, mais en aucun cas, ça ne vaut de cautionner cela, et en aucun cas c’est une complaisance morale », prenant de facto ses distances avec le groupe.

Elle avait, quelques jours plus tard, démissionné de CNews, puis d’Europe 1, mettant fin à plus d’une décennie de carrière au sein des médias du groupe Bolloré. Elle avait alors expliqué son choix notamment en raison d’ « une altération certaine et effective de sa relation avec une partie de la direction ».

Cette décision de partir, Sonia Mabrouk est la seule des « stars » de CNews à l’avoir prise, et ce malgré les timides prises de parole de Pascal Praud et Laurence Ferrari. Et pour cause, d’après le principal intéressé Jean-Marc Morandini lui-même, Sonia Mabrouk préparait en réalité depuis un moment son départ de CNews . L’ancien animateur qui s’est retiré mi-février de l’antenne a ainsi affirmé sur son blog qu’il s’agissait d’un « prétexte » et que la journaliste attendait une opportunité, s’étant servi de « l’affaire Morandini » « pour se racheter une image et pouvoir arriver très vite à France Télévisions ou sur BFMTV avant l’élection présidentielle ». La journaliste s’en était défendue auprès du Parisien en juin réaffirmant « Je n’avais aucune raison de partir de ce groupe où j’étais bien. Mais l’affaire Morandini a provoqué une rupture… » , tout en précisant qu’il ne s’agissait « pas d’un coup de tête ».

À la fin du mois de février, à l’issue d’un très court suspense au cours duquel l’option Francetv a rapidement été écartée par Delphine Ernotte elle-même, Sonia Mabrouk a révélé au Figaro qu’elle rejoignait les rangs de BFMTV à la rentrée 2026. Elle a expliqué souhaiter « s’inscrire dans le temps long, au sein d’une rédaction forte » et a réaffirmé son admiration pour des personnalités de la chaîne info de CMA Media pour lesquelles elle a « de l’estime et de l’amitié, comme Apolline de Malherbe » .

Jean-Philippe Baille, directeur général délégué à l’information de RMC-BFM, n’avait pas manqué d’éloges à son encontre dans Ouest-France , peu avant sa démission : « C’est une excellente journaliste, une grande intervieweuse, qui a aussi montré du courage. Nous avons été en contact l’an passé, les choses ne se sont pas faites », avait-il expliqué à nos confrères.

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