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En Syrie, l’avenir incertain des combattantes kurdes : “La révolution, c’est leur vie”

Courrier International ·
En Syrie, l’avenir incertain des combattantes kurdes : “La révolution, c’est leur vie”

Le soleil se couche sur les plaines de la province d’Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Un groupe de jeunes femmes, Kalachnikov en mains, crapahute dans les rochers entre deux positions fortifiées, sur les hauteurs. Elles ne sont pas là pour livrer combat : elles sont venues faire des photos et poser dans la lumière du crépuscule, sur un ciel violet-turquoise.

Longtemps braqués sur les combattants du groupe djihadiste État islamique (EI), leurs fusils d’assaut ne résonnent plus guère ces derniers temps.

Ces femmes appartiennent aux Unités de protection de la femme (YPJ), brigade kurde et exclusivement féminine qui s’est fait connaître dans le monde entier pour son rôle dans la guerre contre Daech, l’aide aux Yézidis et la défense du Rojava, région autonome où l’égalité hommes/femmes est une réalité de la vie politique.

Mais dans la Syrie d’aujourd’hui, les YPJ se trouvent jetées dans le flou, et leur avenir est incertain.

Fin août, les Forces démocratiques syriennes (FDS) [bras armé de l’administration autonome kurde], dont font partie les YPJ, ont annoncé leur autodissolution et l’intégration de leurs combattants au sein de l’armée nationale syrienne.

Les soldats hommes pourront continuer de servir, mais cette proposition n’a pas été faite aux

Politique. “Nouvelle phase” en Syrie : l’intégration des institutions kurdes au sein de l’État est achevée

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