Crue au Népal-Tibet : au moins 600 morts et près de 2 500 personnes disparues
Les secours poursuivent leurs recherches vendredi après la crue meurtrière qui a ravagé mercredi une région de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal et la province chinoise du Tibet. Le nouveau bilan fait état de près de 600 morts et 2 500 personnes disparues.
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La recherche de survivants se poursuit au Tibet . Les secours ont recherché vendredi 28 août des personnes ensevelies sous la boue après l'effondrement d'un pan de glacier mercredi dans une région de l' Himalaya , à la frontière entre le Népal et la Chine .
Selon des bilans officiels, des milliers de sauveteurs mobilisés ont déjà extirpé 586 corps – 579 côté népalais, 7 côté chinois – sans compter 7 cadavres repêchés en Inde dans des rivières prenant leur source au Népal.
Un peu moins de 2 500 personnes, soit 1 924 au Népal, dont 517 étrangers, et 554 en Chine, dont 260 étrangers, sont toujours portées disparues .
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L'organisme népalais chargé de la gestion des catastrophes a signalé que 933 employés d'une centrale hydroélectrique faisaient partie des gens avec lesquels le contact était perdu.
"Je n'ai pas de nouvelles depuis que je lui ai parlé ce jour-là [mercredi] à 7 h", a confié à la presse Sita Adhikari, dont le mari figure parmi eux. "Nous ne savons pas non plus où en sont les tentatives pour les sauver."
"Je me trouvais à la centrale quand j'ai entendu un bruit fracassant", a témoigné auprès de l'AFP Ananay Sharma, un ingénieur indien de 29 ans. "Quand j'en suis ressorti, tout avait disparu, sauf la rivière."
Des Népalais ont afflué dans les hôpitaux de la capitale, Katmandou, cherchant désespérément leurs proches. Des affiches avec les photos et les noms des disparus étaient placardées sur les murs, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"C'est le troisième jour et nous ne savons rien. J'espère qu'il [mon frère] est en sécurité. (...) Nous avons tout perdu et il est tout pour nous", a dit à l'AFP Samjhana Thing, 27 ans.
"La richesse m'importe peu. Je veux simplement retrouver mon fils. Si l'un d'entre vous peut le sauver, je vous en supplie, faites-le pour moi", s'est quant à elle écriée Kula Priya.
L'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a expliqué que ce cataclysme avait été provoqué par l'effondrement d'un glacier, déclenchant une vaste coulée de débris glacés. Ce déluge de glace et de boue a également entraîné la formation d'immenses lacs. L'une de ces étendues d'eau constitue une menace directe pour les secouristes.
La police népalaise a à cet égard exhorté tous les sauveteurs à "se rendre immédiatement dans un lieu sûr", après avoir reçu des informations selon lesquelles "un barrage a de nouveau cédé du côté tibétain".
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