samedi 17 octobre 2026 SourcesÀ propos🌓
🇫🇷 FR ▾
DERNIÈRE MINUTE
› US Concarneau - Bastia. « Ce n’était pas simple de les déséquilibrer » : Concarneau a mis du cœur pour revenir au score› "Ça bouge pas, donc il faut employer les grands moyens" : à Paris, les colères convergent› EN DIRECT – Mouvement du 17 octobre «contre la vie chère» : «nous ne nous laisserons pas intimider» par les violences, prévient Sébastien Lecornu› Angers Sco. Charnière, Biumla, latéral gauche… Une défense et trois questionnements face à l’OM› Livrer une pizza pour un coût « nettement inférieur » : une start-up estonienne déploie des robots livreurs moins chers que les humains› Actualité : Narnia : histoire, date de sortie, casting, trailer… Tout savoir sur le film Netflix› macOS 27 laisse les Mac Intel de côté : Intego ONE Complete les accompagne jusqu’en 2028 à -35%› Jean-Luc Mélenchon salue "des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés" pour les manifestations du 17 octobre, Jordan Bardella dénonce "les professionnels du chaos"› À Crozon, Axel Pham devient le tout premier champion de France de surf foil de l’histoire› Alerte O’Tacos : la chaîne de fast-food victime d'une fuite de données clients› US Concarneau - Bastia. « Ce n’était pas simple de les déséquilibrer » : Concarneau a mis du cœur pour revenir au score› "Ça bouge pas, donc il faut employer les grands moyens" : à Paris, les colères convergent› EN DIRECT – Mouvement du 17 octobre «contre la vie chère» : «nous ne nous laisserons pas intimider» par les violences, prévient Sébastien Lecornu› Angers Sco. Charnière, Biumla, latéral gauche… Une défense et trois questionnements face à l’OM› Livrer une pizza pour un coût « nettement inférieur » : une start-up estonienne déploie des robots livreurs moins chers que les humains› Actualité : Narnia : histoire, date de sortie, casting, trailer… Tout savoir sur le film Netflix› macOS 27 laisse les Mac Intel de côté : Intego ONE Complete les accompagne jusqu’en 2028 à -35%› Jean-Luc Mélenchon salue "des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés" pour les manifestations du 17 octobre, Jordan Bardella dénonce "les professionnels du chaos"› À Crozon, Axel Pham devient le tout premier champion de France de surf foil de l’histoire› Alerte O’Tacos : la chaîne de fast-food victime d'une fuite de données clients
À la une

« Tu gagnes plus que les gens qui te jugent » : cet éboueur sociologue aime son métier et veut casser les préjugés

Ouest-France ·
« Tu gagnes plus que les gens qui te jugent » : cet éboueur sociologue aime son métier et veut casser les préjugés

Il est un peu plus de 10 h, au Québec, 16 h, en France, quand le visage de Simon Paré-Poupart apparaît, les traits tirés, sur l’écran de la visio. Triturant sa casquette, des écouteurs enfoncés dans les oreilles pour échapper au bruit du restaurant de quartier où il s’est installé pour l’entretien, il a un sourire d’excuses : il a quelques minutes de retard, sa journée vient de se terminer, il porte encore sa tenue de « vidangeur » - c’est ainsi que l’on appelle les éboueurs, au Canada. Ce métier, il l’exerce depuis plus de vingt ans à Montréal - depuis ses 18 ans. Mais c’est loin d’être la seule corde à son arc puisqu’il est diplômé en sociologie et en psychologie et cumule des expériences d’intervenant social mais aussi de journaliste. Rien, en tout cas, qui n’ait réussi à le détourner du milieu des « vidanges », malgré l’âpreté de la tâche et le poids des préjugés qu’il charrie.

Mieux encore, le Canadien a écrit un livre sur le sujet, publié en France au printemps 2026, véritable plaidoyer pour une meilleure valorisation de ce métier - et pour une prise de conscience de notre rapport collectif aux déchets.

Lire aussi : 41 % des Français jettent encore leurs déchets dans la nature, alors ce retraité pédale et ramasse

Ordures ! Journal d’un vidangeur commence fort. D’emblée, l’auteur plante le décor : « Depuis vingt ans, j’ai charrié près de 70 000 tonnes de déchets, et cela a nécessairement façonné qui je suis. Dans le regard du passant, il m’arrive de voir qu’on me confond avec les déchets que je transporte. »

Une publication partagée par Prix des libraires du Québec (@prixdeslibrairesduquebec)

Pourtant, lui n’éprouve que « le plus profond des respects » pour ses collègues, dont il sait « qu’ils comprennent leur utilité sociale bien plus que le reste des gens ». À l’édition du soir , il explique : « Quand j’ai commencé à exercer ce métier, j’étudiais parallèlement au Cégep - au Canada, c’est entre le lycée et l’université. Et je me sentais déjà solidaire de mes collègues vidangeurs, je me sentais presque coupable d’être assis sur les bancs de l’école parce qu’eux, ne le pourraient jamais. » Dès le départ, il développe « une forme de sympathie » pour ces travailleurs dont il ne soupçonnait pas, jusqu’ici, la rugosité du quotidien : « Pour moi, il était inconcevable que dans une société industrialisée occidentalisée il existe encore des métiers aussi durs. » Mais de la sympathie, les vidangeurs n’en veulent pas, a-t-il depuis compris : « Ils sont très fiers de ce qu’ils font. »

Malgré tout, un peu de considération de la part de la société ne pourrait pas nuire aux vidangeurs - et c’est bien l’objectif que l’auteur poursuivait, en prenant la plume : « Faire République, vivre en société, ça suppose qu’il y a des gens qui occupent des métiers qu’on ne voudrait pas faire. Moi, il y a beaucoup de métiers que je ne ferais pas, mais j’essaie dans ma conscience de me dire que ces personnes-là sont importantes pour moi.

Lire l'article complet sur Ouest-France ›

5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.

Plus de Ouest-France

Tout voir ›

Plus dans À la une

Tout voir ›