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Face aux dérives de l'IA et au cyberharcèlement, Taylor Swift veut son propre nom de domaine pour protéger son identité numérique

BFMTV ·
Face aux dérives de l'IA et au cyberharcèlement, Taylor Swift veut son propre nom de domaine pour protéger son identité numérique

Après les deepfakes pornographiques et les détournements de son image, la chanteuse américaine veut protéger et obtenir l’extension de nom de domaine de premier niveau ".taylorswift". Une nouvelle étape dans la bataille des célébrités pour garder le contrôle de leur identité à l’ère de l'IA. Taylor Swift veut mettre son nom sous clé. Pas seulement sur les affiches de concert, les pochettes d’album ou les réseaux sociaux, mais jusque dans les adresses du web.

TAS Rights Management, la société chargée de gérer ses droits a déposé une demande pour obtenir le contrôle de l'extension de nom de domaine .taylorswift, selon un dossier publié le 7 octobre par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), l’organisme qui coordonne notamment les noms de domaine à l’échelle mondiale.

L’objectif? Réserver cet espace numérique à ses organisations affiliées et, potentiellement, aux entreprises autorisées à exploiter ses marques, note Futurism . Et surtout, protéger son identité face aux dérives de l'IA. Pas question, donc, de laisser n’importe qui créer son petit official.taylorswift.

"Nous avons l'intention d'exploiter le TLD .TAYLORSWIFT comme un TLD de marque, où tous les enregistrements de domaines seront réservés aux organisations affiliées (telles que définies dans le contrat d'enregistrement) et, potentiellement, aux titulaires de licence de nos marques", précise la société dans sa demande. "Nous mettrons en place une procédure d'approbation rigoureuse pour garantir que les enregistrements soient limités à ces types de titulaires."

Fausse Taylor Swift, vraie menace : l’industrie du divertissement s’arme contre l’IA 18:04 Une initiative qui intervient alors que l'interprète de Patient Zero est régulièrement victime de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux. Dès 2015, la chanteuse avait acheté les noms de domaine TaylorSwift.porn et TaylorSwift.adult, juste avant leur mise sur le marché, pour éviter qu’ils ne soient acquis et détournés à des fins malveillantes. Un moyen de créer une sorte de bulle numérique de protection.

La situation s'est aggravée avec l'essor de l'IA générative. En 2024, Taylor Swift avait notamment été victime d’une vague de deepfakes pornographiques , des images truquées générées par IA. L’affaire avait provoqué un tollé et placé les plateformes sous pression, jusqu’à s’inviter dans les débats politiques américains.

La demande de nom de domaine n’est qu’un volet d’une stratégie plus large. En avril, Taylor Swift a également déposé aux États-Unis trois demandes de marques pour protéger sa voix et son apparence face aux contenus générés par IA. La star de la pop a notamment déposé deux extraits sonores dans lesquels elle se présente et une photographie prise sur scène. Ces demandes sont toujours en cours d’examen.

Le cas de la chanteuse est loin d'être isolé . Les célébrités sont de plus en plus nombreuses à prendre les devants pour protéger leur image à l'ère de l'intelligence artificielle.

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