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Il avait les acteurs, il avait les scénarios, et pourtant George Lucas a choisi de ne jamais tourner son ultime trilogie Star Wars

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Il avait les acteurs, il avait les scénarios, et pourtant George Lucas a choisi de ne jamais tourner son ultime trilogie Star Wars

À 80 ans passés, certains cinéastes tournent encore pour le meilleur comme pour le pire . C’est le cas de réalisateurs de renom comme Martin Scorsese ou Ridley Scott . D’autres ont préféré passer la main depuis longtemps. C’est le cas de George Lucas, qui s’est largement éloigné de l’industrie du cinéma à partir de 2012, année où il a fêté ses 68 ans.

Le fait est, cependant, qu’il aurait pu continuer à développer l’œuvre de sa vie, Star Wars . C’est ce qu’il a confié à CBS Sunday Morning , au cours d’un entretien avec la journaliste Norah O’Donnell. Le problème, c’est qu’il avait un autre projet qui lui tenait énormément à cœur : faire émerger un musée, le Lucas Museum of Narrative Art .

Et comme il l’a volontiers reconnu à son interlocutrice, alors que sa femme Mellody Hobson se tenait à ses côtés, il lui semblait impossible de mener ces deux fronts en même temps. Lorsqu’il décide en 2012 de vendre la saga Star Wars à Disney , pour 4 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros), George Lucas approchait déjà des 70 ans.

Surtout qu’on ne parle pas simplement d’un septième film Star Wars (car il n’en existait que six à l’époque). George Lucas caressait depuis longtemps l’espoir de créer une troisième trilogie sur la famille Skywalker (les épisodes VII, VIII et IX). Il avait certes déjà commencé à travailler dessus, mais le tout était resté au stade précoce de la pré-production.

« Quand j’ai entrepris ce projet de musée, j’ai décidé de prendre ma retraite du cinéma. C’était une décision importante, car j’avais encore trois autres Star Wars à faire. Mais j’ai réalisé que le temps commençait à me manquer », a-t-il expliqué. Or, il avait déjà bien en tête l’idée de faire un musée. C’était d’ailleurs public depuis au moins 2014 .

George Lucas devait déjà se douter, à l’époque, du chantier pharaonique qui l’attendait : trouver le terrain idéal pour bâtir le musée, obtenir les autorisations nécessaires, amasser les œuvres qui figureront à la collection, valider le design proposé par un architecte, lancer la construction et régler les mille autres dossiers relatifs au projet.

Dans quel ordre regarder tous les films Star Wars ? Treize ans de chantier et un milliard de dollars pour bâtir un monument pérenne Si l’idée traîne depuis le début des années 2010, la première pierre n’a toutefois été posée qu’en mars 2018. Le musée a en plus changé deux fois de ville , de San Francisco à Chicago, puis Los Angeles . De fait, jusqu’à l’ouverture effective du musée au public, le mardi 22 septembre, à Exposition Park, c’est une aventure qui a pris au moins 13 ans.

Un choix d’autant plus logique pour le cinéaste qu’il y voit une forme de pérennité que le septième art n’offre pas : si un film ne fait l’événement que quelques semaines en salle avant de céder sa place, un monument ancré dans le béton est pensé pour traverser les siècles – ce qui peut cependant se discuter, car l’œuvre elle-même peut survivre au temps qui passe.

Le projet a coûté près d’un milliard de dollars de la poche de Lucas (environ 870 millions d’euros) et rassemble plus de 40 000 œuvres consacrées à l’art narratif, de la peinture à la bande dessinée.

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