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Mauritanie : plus de 300 migrants, dont 40 enfants, secourus à bord d’une pirogue

La Croix ·
Mauritanie : plus de 300 migrants, dont 40 enfants, secourus à bord d’une pirogue

Plus de 300 personnes migrantes en difficulté, dont 40 enfants, ont été secourues dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 août par les gardes-côtes alors que leur pirogue dérivait au large de la Mauritanie, où des centaines d’exilés ont été secourus ou sont portés disparus en mer ces derniers mois.

À la recherche d’un avenir meilleur en Europe, nombre d’exilés africains sont forcés d’emprunter la voie clandestine au péril de leurs vies, les pays européens ayant drastiquement restreint la délivrance de visas et contrôlant de plus en plus leurs frontières.

Pour la plupart originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée et du Mali, des centaines de migrants ont été secourus au large des eaux mauritaniennes ces derniers mois, mais des centaines sont aussi morts ou portés disparus après des naufrages .

La pirogue en bois transportant des candidats à l’immigration clandestine, partie de Gambie, transportait 315 personnes, dont « 191 personnes originaires du Sénégal, dont trois femmes et 29 enfants, et 123 personnes originaires de Gambie, dont 40 femmes et 11 enfants » , ainsi qu’une personne originaire du Mali, selon un communiqué des gardes-côtes mauritaniens.

« Parmi ces personnes figurent des hommes, des femmes et des mineurs, y compris des nourrissons, se trouvant dans une situation humanitaire difficile » , ont précisé les gardes-côtes.

Le sauvetage a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi au large du port de pêche de Nouadhibou (ouest), capitale économique de la Mauritanie. Selon un responsable des gardes-côtes interrogé sous couvert d’anonymat, l’embarcation était à la dérive quand elle a été secourue.

« Toutes les personnes se trouvant à bord de l’embarcation ont été secourues et prises en charge conformément aux procédures légales et humanitaires en vigueur, et les soins nécessaires leur ont été prodigués » , a affirmé ce responsable.

Ces personnes migrantes, souvent affaiblies et choquées, sont généralement acheminées après leur sauvetage vers un centre temporaire d’accueil (CTA), où elles sont entendues par des organisations humanitaires, avant d’être fixées sur leur sort.

Mi-août, 42 migrants originaires de Gambie et du Sénégal, dont des femmes et des enfants, avaient été secourus par les gardes-côtes mauritaniens alors que leur embarcation dérivait après un problème de moteur.

En juillet, un total de 144 personnes étaient mortes – ou sont depuis portées disparues en mer – sur une embarcation partie de Gambie avec environ 190 personnes. Elle avait été secourue le 18 juillet « après avoir dérivé pendant près de 25 jours sur l’océan Atlantique » , selon le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

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