Les pères de familles nombreuses touchent plus que les mères à la retraite: le ministre du Travail envisage de revoir la majoration de 10% pour les pères de 3 enfants et plus
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, veut proposer dans le prochain budget de la Sécurité sociale de revoir la majoration de pension de retraite pour les pères de trois enfants et plus, a-t-il indiqué mardi 1 septembre sur franceinfo tv .
Dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale 2027, Jean-Pierre Farandou "est en train de regarder" la majoration de pension de 10% pour les parents d'au moins trois enfants, qui globalement bénéficie plus aux hommes, a-t-il expliqué.
"Je suis en train de travailler un texte dans le cadre du budget pour égaliser ces droits familiaux entre les femmes et les hommes", a-t-il ajouté sans préciser ce qu'il en serait pour les femmes.
Aujourd’hui, les pères comme les mères ayant élevé au moins trois enfants bénéficient d’une majoration de 10% de leur pension de retraite. Le taux est donc identique, mais pas le montant versé: comme les hommes touchent en moyenne des pensions plus élevées, leur bonus est mécaniquement supérieur.
Par exemple, un père percevant par exemple une retraite de 2.500 euros reçoit 250 euros supplémentaires par mois, tandis qu’une mère touchant 1.500 euros ne bénéficie que de 150 euros, alors qu’ils ont élevé les mêmes enfants. Le gouvernement souhaite donc revoir ce calcul, éventuellement en remplaçant le pourcentage par un montant forfaitaire identique, mais aucune formule précise n’a encore été arrêtée.
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S'agissant de la désindexation des pensions, de nouveau avancée dans le débat public pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, M. Farandou a estimé que "rien n'était tranché, rien n'était arrêté". "Cette thématique sera certainement débattue au Parlement", mais "les modalités ne sont pas calées", a-t-il indiqué.
M. Farandou s'est par ailleurs montré réservé sur la proposition de réduire des cotisations sociales pour ramener le salaire brut plus près du salaire net, avancée notamment par le candidat à l'élection présidentielle Edouard Philippe (Horizons).
Or "ce n'est pas si simple de réduire les cotisations, il faut regarder tout cela avec beaucoup d'attention. Et de toute façon, il faudra bien trouver qui paye par la fiscalité l'équivalent des sommes qu'on aura réduites", a-t-il ajouté.
Une baisse de cotisations de deux points sur le salaire brut revient à un gain mensuel de "30 euros net pour un salarié au Smic", a estimé M. Farandou. Mais si elle est financée par une hausse de TVA, cela fait "10 à 15 euros" de dépenses en plus pour ce salarié. "Donc on voit bien qu'il n'y pas d'argent magique, ce sont des masses (financières) considérables", a-t-il estimé.
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