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Inde: le «Parti des cafards» lance une opération pour protester contre le délabrement des écoles rurales

RFI ·
Inde: le «Parti des cafards» lance une opération pour protester contre le délabrement des écoles rurales

En Inde, le « Parti des cafards », mouvement satirique, porté par la génération Z, élargit son combat en lançant la campagne « Réparez les écoles » pour dénoncer le manque de moyens accordés aux écoles rurales. Une manière pour les militants de continuer de faire valoir leurs revendications auprès du gouvernement.

Écouter - 01:18 Par : RFI Publicité Lire la suite Avec notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally

Le bras de fer entre le pouvoir indien et le « Parti des cafards » se poursuit. Les jeunes militants du mouvement étudiant qui agite l' Inde depuis mai dernier ont choisi le jour symbolique des 80 ans de l'indépendance du pays, samedi 15 août, pour lancer une campagne baptisée : « Réparez les écoles ». L'objectif affiché : dénoncer l’état de délabrement des écoles rurales.

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Pour marquer les esprits, le fondateur du « Parti des Cafards », Abhijeet Dipke, est retourné dans son village natal, Santuk Pimpri, dans le Maharashtra. Dans l’école publique de la commune, le trentenaire filme des toilettes sans eau, des salles de classe sans bancs, et des fenêtres brisées bouchées par des affiches électorales.

« Depuis 80 ans, nous avons complètement délaissé les enfants des villages », déplore Abhijeet Dipke. « L’avenir du pays ne s'écrit pas seulement dans les écoles privées, il se joue aussi avec les enfants qui étudient dans les écoles des villages, qui vivent dans ces villages ».

Pour étendre la mobilisation, le mouvement transforme les parents et les élèves en enquêteurs de terrain. Une fiche en ligne leur permet de documenter l’état des bâtiments, des sanitaires ou encore de l’accès à l’eau.

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Les vidéos sont ensuite publiées sur les réseaux sociaux. « En plein XXIe siècle, nos enfants étudient encore à même le sol », constate un internaute, dans une publication sur Instagram avec des témoignages comme celui-ci : « C'est l'école de mon village. Dans cette classe, les élèves de 6e, de 5e et de 4e sont réunis dans la même pièce et tout le monde est assis par terre ».

Si bien qu'il devient difficile pour les élus locaux d’ignorer une pression désormais filmée, géolocalisée et relayée en ligne.

Le gouvernement fédéral n’a pas encore pris position, mais le mouvement de contestation compte appliquer la même méthode pour les hôpitaux publics.

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